Rocket Lake, enfin une "nouvelle" microarchitecture !
C'est en août 2015 qu'Intel a lancé sa 6ème génération de processeurs pour PC de bureau
"Core"
, intronisant ainsi la microarchitecture
Skylake
. Après presque 6 ans de bons et loyaux services, les bleus ont enfin décidé de lancer pour les puces destinées aux ordinateurs de bureau, la génération
Rocket Lake
. L'architecture n'est pour autant pas une réelle nouveauté, puisqu'elle s'appuie grandement sur
Sunny Cove
, utilisée par les puces
Ice Lake
, que l'on retrouve sur les CPU mobiles d'Intel depuis 2018. Ces derniers sont toutefois gravés en 10 nm, or, il n'en est rien ici, puisque faute de performances adéquates pour le segment visé, Intel a décidé de porter son architecture sur l'antédiluvien 14 nm. Ce portage nommé
Cypress Cove
, est une opération délicate, puisque la perte de densité conduit à des puces plus grosses et donc plus chères à produire, mais surtout la consommation unitaire de chaque transistor augmente également. La conséquence de ceci est une puce ne comprenant plus que 8 cœurs au maximum, contre 10 à la précédente génération. Les gains liés à la nouvelle architecture permettent-ils de compenser 20% de cœurs en moins au sein d'applications fortement parallélisables ? Qu'en est-il dans les jeux ? Quid des consommations réelles et capacités d'overclocking ? Réponses à toutes ces questions dans ce dossier.
MAJ du 07/04/2021 :
Le dossier a été complété pour décrire en détail les tests du nouveau protocole et une correction plus poussée a été apporté à ce dernier.
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